LE CHEVAL D’ORGUEIL - Mémoires d’un breton du pays bigouden . JAKEZ HELIAS Pierre
JAKEZ HELIAS Pierre. REG.900.18972 - Bretons - Bretagne - Bigouden - Paysans - régionalisme
Plon - Terre Humaine. 1975. Relié. 13,5 x 20,5 cm. 574 pages. Exemplaire en bon état. Percaline d’éditeur avec jaquette de protection illustrée en état d’usage. Int. propre. Avec 32 illustrations hors-texte et une carte - Traduit du breton par l’auteur.
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“Trop pauvre que je suis pour posséder un autre animal, du moins le Cheval d’Orgueil aura-t-il toujours une stalle dans mon écurie.” Ainsi parlait à l’auteur, son petit-fils, l’humble paysan Alain Le Goff qui n’avait d’autre écurie que sa tête et d’autre terre que celle qu’il emportait malgré lui aux semelles de ses sabots de bois. “Quand on est pauvre, mon fils, il faut avoir de l’honneur. Les riches n’en ont pas besoin.” Deux ancêtres de la famille, dit la tradition orale, ont été pendus par le duc de Chaulnes après la Révolte des Bonnets rouges. Ils avaient dû écraser quelques pieds de marqui parce qu’ils ne pouvaient vraiment pas faire autrement. Au pays Bigouden, on ne redoute rien tant que la honte qu’on appelle ar vez. Et l’honneur consiste à tenir et à faire respecter son rang, si humble soit-il. Tout le reste est supportable. L’auteur a été élevé dans ce sentiment. Il n’enseigne pas, il raconte minutieusement, paysannement, comment on vivait dans une “paroisse” bretonnante de l’extrême ouest armoricain au cours du premier demi-siècle. Il ne veut rien prouver, sinon que la véritable histoire des paysans reste à faire et qu’il est un peu tard pour l’entreprendre. L’auteur n’est pas convaincu, en passant d’une civilisation à l’autre, d’avoir humainement gagné au change. Mais aujourd’hui la grande question qui se pose est de savoir s’il existe encore des paysans, c’est-à-dire des hommes qui, avant d’être de leur temps, sont d’abord de quelque part où ils doivent se mettre à l’heure du temps qu’il fait..
Poids: 660.00 gr.
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